INFERNO

INFERNO

  • Slovénie
  • 2014
  • Vinko Moderndorfer
  • Jozica Avbelj, Ludvik Bagari, Silvo Bozic ...
  • 113 minutes
  • VOST Fr
  • Busan International Film Festival, Montpellier Film Festival of Mediterranean, Talinn Black Nights Film Festival, Pune International Film Festival, Belgrade Film Festival, Skopje Film Festival, Brooklyn International Film Festival

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Synopsis
Chaque jour, Mare, ouvrier au chômage, et sa famille se battent pour survivre dans un monde où le capital fait loi et joue sans pitié avec le sort des gens.

 

   

L’avis d’Hélie Harty
Avril 2016.
Au moment où j'écris ces lignes, la jeunesse de notre pays se dresse pour dire stop. Stop à une Nation républicaine qui, dit-elle, a vendu tous ses principes fondamentaux. Une Nation républicaine qui, dis-je, s'est laissée emporter par la force organisationnelle du grand Capital sans ne rien pouvoir changer, opposer ou proposer d'autre qu'une résignation collective où chacun finit par se dresser contre l'autre. Une jeunesse, donc, qui se lève et s'installe sur nos places publiques, parle, échange, propose et délibère à propos de sa vision du monde pendant que, dans l'indifférence médiatique de cette nouvelle séquence politique, se prépare une élection présidentielle sans saveurs.
Personne ne prédit, ni jeunes, ni anciens, mais on peut tout de même vouloir que tout ne s'effondre pas, que tout ne nous emporte pas vers des terres inconnues et sombres.
En ce sens, INFERNO (film Slovène de Vinko Moderndorfer) met en perspective une Nation dépossédée de son vivre ensemble, met cruellement en lumière une Nation qui a capitulé. En somme, si nulle ne prédit, INFERNO nous informe de ce que pourrait un lendemain sans chansons.
C'est un film qui aurait pu être documentaire sans commentaires tellement il est chahuté par le réel.
Je me dois de vous prévenir, INFERNO porte admirablement son titre. Ce film est sans filtre aucun, il est à prendre dans sa brutalité la plus pure, il est sans filet, sans échappatoire, comme si, à travers Mare et sa famille, c'était vous qui vous battiez tous les jours pour simplement survivre.
Votre dévoué Helie Harty

La critique de PIERRE DESCAMPS (Sens Critique)
Inferno est un film injustement méconnu, qui n'est trouvable qu'en parcourant des festivals de cinéma et un jour il nous tombe sur la tête sans qu'on s'y attende et la ça fait très mal. . Piégé dans l'absurdité d'un monde dénué d'humanité et axé sur l'enrichissement personnel, Vinko Moderndorfer nous conte cette histoire glaçante d'une descente aux enfers brûlante d'un homme et de sa famille prisonnière de la fatalité de la vie et de sa dureté. Ici, cette famille vit de véritables difficultés et non pas celles que nous traversons tous les jours mais celles essentielles à la survie de l’être, cette famille a faim cette famille a froid cette famille n'a pas de revenus et cette famille compte chaque jour de sa survie.Le film fait froid dans le dos car il met en scène une histoire horrible mais qui peut exister dans la vie réelle quand l'homme ne soucie plus que du système capitaliste, que des ordres de ses chefs et non ceux de ses semblables, quand l'homme ne sait plus aider son prochain mais ne regarde que son propre nombril.
Cette fatalité s'acharne sur un ouvrier qui perd son emploi suite à une interaction musclé vis vis de son boss.Il ne peut plus trouver d'emploi et cherche à gagner désespérément de l'argent. Il aime sa femme et ses filles qui sont tracassés par leurs contextes de vie à l'école où elles sont moquées car elles sont pauvres et peu placés socialement. A partir de ce postulat de base plutôt tragique, Vinko Moderndofer va remuer le couteau dans la plaie et nous en faire voir de toutes les couleurs, le héros principal ne peut remonter la pente, il devient prisonnier de sa fatalité et ne fait plus que subir sa vie sans pouvoir la contrôler, il devient esclave d'un système supérieur à lui qui le soumet qui le torture. La critique sociale est remarquable et tout le pire de l'homme moderne est présent dans le film, l'homme qui juge la pauvreté par une phrase telle que " il n'a qu'à travailler ce jeune homme au lieu de mendier ", cette facette de l'homme supérieur qui ne connait pas finalement la vie difficile mais qui pourtant la commente régulièrement de façon désobligeante.
Ça va au bout de la démarche en n'épargnant rien au spectateur, un véritable enfer social.

 

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Le film à l'affiche

VITAL SIGNS

HEAVY GIRLS

  • Allemagne
  • 2013
  • Axel Ranisch
  • Ruth Bickelhaupt, Heiko Pinkowski, Peter Trabner ...
  • 77 minutes
  • Allemand (Vostfr)
  • Slamdance Film Festival, Mauvais Genre Film Festival, Festival International du Film Grolandais, Warsaw Film Festival

Heavy Girls un film de diplôme de Alex Ranisch (Allemagne)
30 Festivals, 22 prix internationaux, dont l'amphore d'or au Festival International du film Grolandais 2012.
Si Delépine aime, soyez sûr que vous aimerez !
BANZAÏ


SYNOPSIS

Sven partage sa vie, son appartement et même son lit avec sa vieille mère, Edeltraut, atteinte de la maladie d'Alzheimer. Chaque matin, alors qu'il part travailler, Daniel, un garde-malade, prend le relais auprès de cette femme espiè ...